Vous avez été vice-champion en Moto3, vice-champion en Moto2 et troisième en MotoGP. Qu’est-ce qui vous a manqué pour devenir champion du monde ?
En Moto3, un virage. En Moto2, une clavicule cassée. Et en MotoGP, une blessure de trop à Jerez. Mais je suis fier de ce que j’ai accompli. J’ai réussi à me battre pour le championnat du monde dans les trois catégories. En Moto3, dès ma deuxième saison, je me battais presque à chaque course avec Maverick Viñales et Luis Salom. En Moto2, dès ma première saison, j’ai terminé deuxième du championnat. Et en MotoGP, en 2020, lorsque j’ai terminé troisième, je me suis luxé l’épaule à Jerez pendant les qualifications. J’ai manqué la première course et, lors de la suivante, je n’étais évidemment pas à 100 %. Ce sont des choses qui ont compté.
Est-ce que votre grosse blessure à la jambe en 2023 a marqué le début du déclin de votre carrière ?
Non. Pas du tout. Cette année-là, j’avais gagné dès ma troisième course avec Honda. Évidemment, cette blessure a cassé ma progression chez Honda, ça oui. Mais je ne pense pas qu’elle ait marqué le déclin de ma carrière. J’ai complètement récupéré. Il m’a fallu presque un an pour retrouver ma jambe et je n’ai peut-être pas marché normalement avant 2025, mais sur la moto je me sentais parfaitement bien.
C’était simplement une très grosse blessure.