L’année suivante, tu es resté chez ART GP mais en Formule 2, l’antichambre de la F1… A Monaco, tu deviens le plus jeune poleman et vainqueur en F2.
La F2, c'est normalement la dernière étape avant la F1, ou en tout cas la dernière étape avant d'être pilote professionnel. Le nombre de concurrents se réduit au fur et à mesure que l’on progresse, et à la fin, il reste peu de monde. Il y a plein de raisons à cela, comme le budget. Il y a des pilotes qui n'avaient pas forcément de gros sponsors et qui ont dû arrêter avant ou prendre d'autres chemins. Et il y a aussi le niveau, forcément, car plus on monte, plus c'est dur…
Tu progresses encore en 2022 avant d’être titré champion de F2 en 2023, ce qui ouvre généralement la voie à une belle carrière en Motorsport, à la F1…
Ce titre F2 m'a permis de devenir pilote professionnel et d'avoir d'autres opportunités, mais pas celles de la F1. J'ai fait une course en Super Formula au Japon et six en Indycar aux USA, deux belles expériences. Mais sur une saison, c'est peu… Ma dernière course en 2024, c'était au mois de juillet… Ça fait bizarre car je venais de gagner la F2 et jusque-là, j’avais toujours eu des programmes complets. Du jour au lendemain, je me retrouve sans rien, ce n'est vraiment pas simple à gérer…
Et là, tu es convoqué pour le Rookie Test de Bahreïn sur la Peugeot 9X8. Comment s’est fait le rapprochement avec Peugeot TotalEnergies ?
C'est vrai qu'avec mon manager, qui est un ami, on avait essayé de trouver des opportunités. On avait contacté pas mal de personnes, pas mal d'équipes dans différents championnats, sans trop avoir de réponses… Souvent, les teams préfèrent faire confiance à des pilotes expérimentés dans tel ou tel championnat, capable de performer de suite… Pour moi, c’était compliqué bien que j’ai été performant toute ma carrière… Au fond de moi, je savais que ça allait s’arranger… On a contacté Peugeot, le premier rendez-vous s’est super bien passé. J’ai ensuite disputé le Rookie Test à Bahreïn, et là aussi, tout s’est bien déroulé.