Ce métier vous a-t-il aussi aidé à accepter progressivement la fin de votre carrière en Grands Prix ?
Complètement. Lorsque j’ai commencé comme consultant, en 2016, j’ai eu un peu de mal à entrer réellement dans ce rôle. Je venais juste d’arrêter de courir en Grands Prix et je réalisais encore des essais en MotoGP. À cette époque, j’estimais que j’avais encore ma place dans le paddock en tant que pilote. J’avais donc encore une certaine frustration. À un moment, j’ai même envisagé d’arrêter complètement le rôle de consultant et de rester uniquement en plateau à Paris. Puis, petit à petit, mon état d’esprit a changé. Lorsque j’ai véritablement compris et accepté dans ma tête que revenir en MotoGP comme pilote était devenu hors de portée, cela m’a permis de basculer complètement dans mon nouveau rôle. À partir de là, j’ai pu apprécier pleinement ce métier de consultant.
Vous continuez donc à courir en endurance tout en ayant déjà préparé l’après-carrière…
Oui, et c’est justement pour cela que l’équilibre me convient bien aujourd’hui. J’ai encore la compétition avec quelques grandes courses dans la saison et, en parallèle, mon activité de consultant. Cela me permet de conserver ce plaisir de piloter et cette adrénaline de la compétition sans avoir la charge d’une saison complète comme auparavant. Et tant que j’ai encore cette envie, notamment celle d’essayer de gagner une grande course d’endurance, je trouve intéressant de continuer.